Bienvenue sur le site de la Société de Belles-Lettres!

La société d’étudiants lausannoise de Belles-Lettres, désirant ouvrir au grand public un nouvel accès à sa culture et à ses traditions, se présente ici même.

Nos racines

Comme son nom ne l’indique pas, Belles-Lettres est une société d’étudiants fondée en 1806 par une poignée d’élèves du Gymnase. Belles-Lettres a d’abord rassemblé les gymnasiens (et dès 1859 les étudiants) qui désiraient animer leurs loisirs d’une manière insolite, en participant à l’effervescence intellectuelle accompagnant la naissance du très jeune canton de Vaud. Ainsi, conférences, lectures, exposés littéraires, discussions pédagogiques, disputes philosophiques, échanges d’anathèmes religieux et de cultures, promotion et défense d’intérêts immatériels, culte de l’amitié et de l’art poétique, déclamations théâtrales, composition et interprétation de chansons, Belles-Lettres a pu nourrir les esprits juvéniles de l’élite vaudoise dans une mesure qu’aucune formation officielle ni aucune Académie ne permettait d’atteindre.

A ce jour, si l’on parcourt la longue liste des génies et des célébrités (ce ne sont pas forcément les mêmes) qui peuplent la société, son palmarès reste inégalé. D’ailleurs, fin 1900 Belles-Lettres comptait déjà 1528 membres depuis sa fondation (la qualité de Bellettrien ne se perd ni par l’âge ni par la mort), en 2010, 2660 Bellettriens sont inscrits au Livre d’Or.

Les mal pensants

Parfois des ignorants, quand il ne s’agit pas de jaloux, tentent de discréditer Belles-Lettres, laissant entendre qu’il s’agirait d’une coterie occulte, d’une franc-maçonnerie diabolique, d’une officine d’extrême-droite, ou plus simplement d’une mafia intellectuelle monopolisant l’édition locale. Est-ce parce qu’il existe depuis fort longtemps une remarquable et réputée Revue de Belles-Lettres, consacrée à la littérature et à la poésie contemporaines, où souffle l’aventure de la création, avec tout ce qu’elle peut avoir d’horripilant et de sublime? Ou alors parce que les Editions du Revenandray (exclusivement bellettriennes) permettent aux membres de publier et de promouvoir leurs talents sans risque?

Mais les éventuelles attaques contre Belles-Lettres échouent, parce que cette société n’a, hélas pour les bigots et les êtres d’une seule pensée, ni culte, ni mot d’ordre, ni soumission idéologique à offrir à ses membres. Belles-Lettres représente, Belles-Lettres incarne un art difficile entre tous, qui fait peur aux moutons, mais que nul ne saurait détruire : il s’agit tout simplement de l’art de pratiquer, au jour le jour, concrètement et dans les faits, les chemins de la liberté en cultivant l’esprit bellettrien. Si Belles-Lettres est areligieuse et apolitique, elle ne se refuse surtout pas le plaisir de discourir de tous les sujets que l’on soit contre, pour ou bien au contraire! Finalement, n’en déplaise aux adeptes de l’alambic, aux disciples des fermentations diverses et aux inconditionnels de la cirrhose, non, l’alcool n’est pas la raison d’être de la société ! Belles-Lettres ne pratique pas non-plus ces infâmes séances de bizutage qu’elle considère comme parfaitement inutiles.

L’esprit bellettrien

L’esprit bellettrien est composé de fantaisie et de gaîté, tissé de lumière et filé de rayon, parlant français mais détestant l’écolier limousin, prétendant simplement demeurer fidèle au verbe et aux mœurs de son pays, il offre cette particularité qu’il n’est d’aucune utilité pratique. Il n’obéit à nulle fin immédiate. Il ne sert à rien, comme ne servent à rien ces lettres qu’il cultive, que le passé appelait belles, et que les modernes ingénieurs souhaiteraient rayer de nos programmes. L’esprit bellettrien est comme l’esprit qui aide à tout : il ne suffit à rien. Il ne résout pas l’énigme de notre destinée. Il se montre impuissant devant le deuil et devant le drame dont notre mystère est borné. La réalité éternelle le dépasse. Du moins est-il un condiment de la vie. (…Vive Phiphi !)

Nos couleurs

Belles-Lettres a pour couleurs le vert et le rouge. Rappel du 1er Empire pour certains, allusion aux couleurs de l’Académie française pour d’autres, alliance entre subtilité artistique et couleurs fondamentales pour les poètes… Bref, les Bellettriens qui le désirent portent les couleurs en arborant fièrement la traditionnelle casquette, le mythique béret et l’ancestral ruban, leurs attributs par excellence ! Néanmoins, afin de garder un esprit sans entrave, ils n’y sont point astreints. Ceci est laissé à l’élan de leur cœur et à leur bon plaisir.

Le Sapin Vert est à Belles-Lettres ce que la schizophrénie est à Robert Walser, soit une relation indéfectible qui reflète la nature profonde de la société sans donner la possibilité de laisser indifférent.

Comment adhérer à notre société?

Il suffit, à qui désire rejoindre la joyeuse amicale des amis du Sapin, de se présenter spontanément à l’un ou l’autre des événements bellettriens publiés sur ce site et de s’enquérir auprès de l’un des membres. Seules les candidatures émanant d’étudiants inscrits dans une université (ou autre haute école) seront retenues. Une période de candidature permettra aux Bellettriens de faire connaissance avec le nouveau venu qui leur montrera son intérêt par une présence régulière aux activités. Puis une journée d’intronisation s’organisera tout naturellement. Il vous est aussi possible de nous adresser un courriel par le biais de notre messagerie à l’adresse: Belles-Lettres@romandie.com

Belles-Lettres face au microcosme des sociétés d’étudiants lausannois

Existe-t-il seulement d’autres sociétés d’étudiants…?

On parle de nous ailleurs?

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